
Villa privée
Projet neuf
Maître d'ouvrage
Privé
Localisation
Grèce
Année
en cours
Budget
5M
Avant d’être maison, elle fut ferme. Une bâtisse du XVIIIᵉ siècle, enracinée dans la terre de Saint-Jean-de-Luz, façonnée par le travail agricole et le passage des saisons. Rien de spectaculaire, aucune ostentation architecturale : seulement une présence humble, patiente, habitée par le temps. Le projet est né de cette discrétion même : révéler sans embellir, retrouver l’évidence d’une maison basque tout en lui offrant une nouvelle respiration.
Au fil du chantier, la maison a livré un secret. En son cœur se dressait encore un poteau cylindrique de pierre, vestige fondateur soutenant autrefois la poutre maîtresse. Témoignage silencieux de la structure originelle, il a été conservé comme une colonne de mémoire, un axe autour duquel s’est réorganisé l’ensemble du projet. Autour de lui, la maison a été entièrement reconstruite : certains murs porteurs ont été préservés, mais la charpente et les planchers ont été déposés, libérant la bâtisse de ses anciennes contraintes. La façade, comme les volumes intérieurs, devient alors une composition nouvelle, réinterprétation contemporaine d’un langage vernaculaire.
Les planchers anciens, récupérés et patinés par le temps, reposent désormais sur des corbeaux de pierre d’Uzurbil, taillés dans la carrière d’Antzuzelai. La charpente, les poutres et les poteaux sont composés exclusivement de bois ancien réemployé, assemblé avec soin. Chaque pièce porte la trace d’un passé antérieur ; cette stratification invisible donne à l’ensemble sa densité et sa gravité.




Avant d’être maison, elle fut ferme. Une bâtisse du XVIIIᵉ siècle, enracinée dans la terre de Saint-Jean-de-Luz, façonnée par le travail agricole et le passage des saisons. Rien de spectaculaire, aucune ostentation architecturale : seulement une présence humble, patiente, habitée par le temps. Le projet est né de cette discrétion même : révéler sans embellir, retrouver l’évidence d’une maison basque tout en lui offrant une nouvelle respiration.
Au fil du chantier, la maison a livré un secret. En son cœur se dressait encore un poteau cylindrique de pierre, vestige fondateur soutenant autrefois la poutre maîtresse. Témoignage silencieux de la structure originelle, il a été conservé comme une colonne de mémoire, un axe autour duquel s’est réorganisé l’ensemble du projet. Autour de lui, la maison a été entièrement reconstruite : certains murs porteurs ont été préservés, mais la charpente et les planchers ont été déposés, libérant la bâtisse de ses anciennes contraintes. La façade, comme les volumes intérieurs, devient alors une composition nouvelle, réinterprétation contemporaine d’un langage vernaculaire.
Les planchers anciens, récupérés et patinés par le temps, reposent désormais sur des corbeaux de pierre d’Uzurbil, taillés dans la carrière d’Antzuzelai. La charpente, les poutres et les poteaux sont composés exclusivement de bois ancien réemployé, assemblé avec soin. Chaque pièce porte la trace d’un passé antérieur ; cette stratification invisible donne à l’ensemble sa densité et sa gravité.



La piscine, longue de vingt mètres, s’insinue sous la terrasse du rez-de-chaussée. Depuis la salle de fitness, le regard traverse l’eau et se prolonge vers le paysage extérieur, brouillant la frontière entre intérieur et jardin. L’ancien poulailler a disparu au profit d’une maison de gardien et d’une maison d’accueil pour les invités, prolongeant l’esprit domestique du lieu dans une constellation de petites architectures.
Devant la piscine, un jardin d’hiver renaît à partir de fragments de menuiseries anciennes récupérées. Ce lieu de transition, entre dedans et dehors, capte la lumière et les saisons. Un petit temple japonais s’inscrit discrètement dans le jardin, introduisant une dimension méditative au paysage.
Le jardin est pensé comme un récit d’eau. Les eaux pluviales deviennent la matière vivante du projet paysager. Un ruisseau de galets naît d’une résurgence creusée au cœur d’un rocher massif, puis accompagne la terrasse, la piscine et une succession de bassins. L’eau déborde ensuite le long d’un escalier de pierre, descend vers le potager et l’irrigue naturellement. Chaque goutte suit un parcours lisible, presque rituel, reliant la maison à la terre nourricière.
Architecture, paysage et eau composent ainsi un ensemble indissociable : une maison qui ne s’impose pas, mais s’inscrit, humblement et durablement, dans le rythme du vivant.


