
Villa Corfou
Conception - réalisation, construction neuve
Maître d'ouvrage
Privé
Localisation
Corfou, Grèce
Année
En cours
Budget
5M
Images réalisées en collaboration
avec Mirage Visualisation
L’eau comme fil conducteur
Dans les îles grecques, où l’eau douce se fait rare et précieuse durant les mois d’été, sa présence a guidé la conception de la villa, à la fois comme ressource, comme élément de confort et comme matière architecturale.
Dès l’arrivée, le regard traverse la maison. L’ouverture complète des grandes baies vitrées efface les limites du séjour et révèle, dans son prolongement, la mer Ionienne. Architecture, eau et paysage s’inscrivent ainsi dans une même perspective.
Au seuil de la villa, un premier bassin reflète la structure aérienne de la charpente. L’eau accompagne ensuite l’entrée, traverse la maison et organise naturellement les espaces de vie et les espaces de nuit. Elle se prolonge jusqu’à la piscine dans laquelle elle se déverse en cascade, avant que celle-ci ne déborde à son tour vers l’horizon et la mer. Entrer dans la maison revient ainsi à marcher sur l’eau, au cœur d’une composition qui met en scène une continuité entre le bâtiment et le paysage.
Au-delà de sa dimension contemplative, l’eau participe pleinement au fonctionnement bioclimatique du projet. Les bassins contribuent au rafraîchissement naturel des espaces en été, tandis que la récupération et le traitement des eaux pluviales inscrivent cette présence dans une gestion attentive de la ressource.
Élément fonctionnel autant que sensible, l’eau devient ainsi la colonne vertébrale du projet : elle dessine les circulations, sépare et relie les usages, rafraîchit les espaces et conduit progressivement le regard, de l’entrée de la villa jusqu’à la mer Ionienne.



Le jardin est pensé comme un récit d’eau. Les eaux pluviales deviennent la matière vivante du projet paysager. Un ruisseau de galets naît d’une résurgence creusée au cœur d’un rocher massif, puis accompagne la terrasse, la piscine et une succession de bassins. L’eau déborde ensuite le long d’un escalier de pierre, descend vers le potager et l’irrigue naturellement. Chaque goutte suit un parcours lisible, presque rituel, reliant la maison à la terre nourricière.
Architecture, paysage et eau composent ainsi un ensemble indissociable : une maison qui ne s’impose pas, mais s’inscrit, humblement et durablement, dans le rythme du vivant.










